Paris compte à ses portes un certain nombre de marchés aux puces sur lesquels, parallèlement aux marchands installés, se trouvent des marchands dits "volants" ou "biffins".
Ceux-ci sont pour la plupart des personnes sans ressources qui revendent des objets récupérés, leur donnent une deuxième vie, trouvant là un moyen de subsistance honnête, dans la tradition des marchés aux puces.
Ils sont cependant souvent l’objet de verbalisation et poursuite de la part des forces de l’ordre mais aussi l’objet de plaintes de la part des riverains, étant hors réglementation et sans emplacement déterminé.
Il nous semble pourtant qu’un certain nombre de solutions pourraient être trouvées pour que les "biffins" puissent trouver leur place sur les marchés aux puces. Comme le suggère un vœu du Conseil de quartier Porte Montmartre-Moskowa-Porte de Clignancourt, il serait possible de leur offrir une réglementation en termes d’emplacement et d’horaires pour un euro symbolique, leur donnant des droits mais aussi des devoirs notamment en terme de propreté de l’espace.
Pour cela nous souhaiterions qu’une véritable concertation s’engage, les tentatives menées jusqu’à présent n’ayant pas débouché sur des solutions satisfaisantes. La concertation devrait s’ouvrir à l’ensemble des acteurs (ville de Paris, commerçants, riverains, préfecture de police...) et également s’inscrire dans les protocoles de coopération signés entre la Ville de Paris et les communes limitrophes concernées (Saint-Ouen, Vanves, Montreuil)
C’est pourquoi, sur proposition d’Anne Le Strat, Véronique Dubarry, François Florès, Sylvain Garel et des éluEs du groupe Les Verts, le Conseil de Paris émet le vœu que se mette en place très rapidement une concertation sur la question des biffins, avec l’ensemble des partenaires concernés, afin que ces marchands puissent trouver leur place sur les marchés aux puces selon les conditions qui auront été déterminées.


